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Messes à la Chapelle
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Monicaa



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MessagePosté le: 03/10/2007 20:32:14    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

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Revue du message précédent :

Hé...hé... le grand Kanarvolant, avec sa plume verte et son bec mutin ! (bis) Very Happy
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linoa
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MessagePosté le: 03/10/2007 20:38:47    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

Non franchement ce n'est pas drôle Kanar pour une fois tu as bien fais de te retenir...
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kanarvolant
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MessagePosté le: 04/10/2007 18:24:27    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

ok... sustine et abstine, comme dirait l'autre...
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Monicaa


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MessagePosté le: 07/10/2007 09:56:01    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

En ce jour de la Saint-Cierge, ce dimanche matin du 7 octobre 1455, Monica, dans on aube à surplis d'Aumônière dela COBA, préparait son office. Elle appela ses compagnons d’armes, les militaires présents à la COBA, au moyen de la cloche de la chapelle
http://perso.wanadoo.fr/taize.community/sound/bells.wav

Puis accueille tous ceux qui sont déjà sur les parvis.

en entonnant le chant d’accueil...
http://198.62.75.1/www2/cantgreg/cantus/in_da_pacem.mp3:

Monicaa arrivée devant l’autel, prit la parole :

-« Nous voici réunis, ce dimanche 7 octobre 1455, pour unir nos prières en demandant à Aristote d'accorder sa bienveillante sollicitude sur nos esprits, et pour saluer Dame Oya, et le Sergent Alan Vartak, en toute humilité... pour l'honneur et l'amitié en notre Compagnie d'Ordonnance du B-A.
Chantons : http://198.62.75.1/www2/cantgreg/cantus/al_non_vos_relinquam.mp3

Gloire au Très - Haut
Et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. Récitons le Crédo aristotélicien » :



Veuillez prendre place mes amis, soeurs et frères d’armes. »
Monicaa, prend place derrière le pupitre pour un sermon axé sur le bien et le mal, et les actes quotidiens que nous accomplissons, parfois de façon instinctive, et qui ont poutant une valeur morale.

Citation:

"En ce même jour, jour insigne,
Je trouve la COBA déchirée à l'encan,
Dont le Sénéchal, Dame Oya était un Cygne,
Et le Sénéchal Alan Vartak un aigle au verbe franc.

L'Aumônière, assise dans les coulisses,
L'arme fière sur sa tête des cheveux épars et gris,
S'échinait à rendre les consciences plus lisses
De ceux qui ne pouvaient plus rien avoir gratis....



Oh ! la vraie amitié d'essence divine !
Au fond de son coeur il fait clair toujours...
Une rose me dit : "Devine....."
Et je lui répondis : "Amour....!"

Rester à la place où nous sommes !
C'est notre devoir puisque ces hommes,
Tes fils, on conquis Honneur et Liberté,
Ont prouvé qu'ils n'étaient point des lâches,
Ils peuvent maintenant relever les âmes,
Et faire respecter le B-A et sa volonté !

La loi n'est pas morte,
Ta justice est forte,
Nous sommes légion...
Dieu pensif approuve
Tant que dans une âme couve
La plus pure des indignations !

Il est nécessaire
Quand tout est misère,
Opprobe, douleur,
Torpeur, frénésie,
Que fleurisse la poésie
Sur cette terre en pleurs.

J'envoie à leurs fêtes
Mes hymnes tempêtes
Luire et flamboyer,
Et mon âme est haute
Quand l'éclair, mon hôte,
Sort de mon foyer...

Pour frapper les traîtres,
Faux Dieux et faux prêtres,
Vil groupe inhumain,
Debout dans mon aire
Je montre du doigt au tonnerre
Le plus court chemin...

Cette oeuvre est la vraie !
Abhorrer l'ivraie
C'est aimer l'épi.
Je trouve dans l'antre
De cette histoire où j'entre,
Ce que pourrait signifier ma vie !"



Puisse la Fraternelle sagesse infinie d’Aristote vous illuminer dans la gloire du Très-Haut!


-« Heureux les invités au repas du Seigneur ! » [/b]
-« Allez dans la paix d’Aristote, donnez-vous chacun un signe de paix et d’amitié, au nom de la fraternité aristotélicienne ! »

L’assistance se fit face, tour à tour, qui pour se donner une poignée de mains, qui pour s’embrasser à qui mieux-mieux… dans la joie et la fraternité aristotélicienne. Avant de quitter progressivement la chapelle de la COBA et de vaquer à ses occupations… Monicaa les remerciat tour à tour devant les parvis.
http://perso.wanadoo.fr/taize.community/sound/bells.wav
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Filleule de Modjo et de Nèvenoë....
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linoa
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MessagePosté le: 07/10/2007 11:39:47    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

Linoa comme à chaque dimanche venait à la chapelle prier mais cette fois ce fut pour remercier Oya et Alan de tout ce qu'ils ont fait et feront...
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kanarvolant
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MessagePosté le: 07/10/2007 12:10:04    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

L'esprit de Kanarvolant était resté toute la semaine dans la chapelle, et il resta un peu pendant l'office puisqu'il n'y avait pas eu beaucoup d'animation jusque là.
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Monicaa


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MessagePosté le: 14/10/2007 09:56:04    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

En ce jour de la Saint Juste, en ce beau dimanche matin du 14 octobre 1455, Monica, dans on aube à surplis d'Aumônière dela COBA, préparait son office. Elle appela ses compagnons d’armes, de retour du Berry, les militaires présents à la COBA, au moyen de la cloche de la chapelle
http://perso.wanadoo.fr/taize.community/sound/bells.wav

Puis accueille tous ceux qui sont déjà sur les parvis.

en entonnant le chant d’accueil...
http://198.62.75.1/www2/cantgreg/cantus/in_da_pacem.mp3:

Monicaa arrivée devant l’autel, prit la parole :

-« Nous voici réunis, ce dimanche 14 octobre 1455, en ce jour de la Saint Juste, pour unir nos prières en demandant à Aristote d'accorder sa bienveillante sollicitude sur nos esprits, afin que nous soyons plus justes, plus réfléchis, abandonnant nos instincts et nos faiblesses.... pour le bien et l'honneur de notre Compagnie d'Ordonnance du B-A.
Chantons : http://198.62.75.1/www2/cantgreg/cantus/al_non_vos_relinquam.mp3

Gloire au Très - Haut
Et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. Récitons le Crédo aristotélicien » :



Veuillez prendre place mes amis, soeurs et frères d’armes. »
Monicaa, prend place derrière le pupitre pour un sermon axé sur la confession de nos mauvais actes quotidiens que nous accomplissons, parfois de façon instinctive, et irréfléchie.

Citation:


Ainsi coulent pour moi, à la COBA, ces instants pleins de charmes,
Que mon cœur, pour les études, arrache au Dieu des armes,
Etudes ! Hélas! Comment, nous, malheureux mortels
Pouvons-nous dédaigner ces fortunés autels ?
Insensés ! poursuivant nos brillantes carrières,
Comment pensons-nous à ces douceurs éphémères ?
Je n'oublierai jamais qu'en des temps de malheurs,
Aristote a toujours su, avec douceur, alléger mes douleurs.

La vanité nous conduit de plaisirs en plaisirs,
Nous entraînant dans l'orgueil des fastes et des désirs,
Emplissant nos jours de vanités, dont nôtre âme s'enivre,
Nous en connaîtrons le prix, un jour, quand nous voudrons vivre !

Le prodigue saura, mais trop tard, rongé par l'ennui,
Que l'astre du bonheur n'a point brillé pour lui,
Et seul au fond des salles de cours, regardant en arrière,
Il ne verra que la honte au bout de sa carrière !

Voilà ma confession, mais un confesseur se doit d'être tout d'abord totalement "détaché" du temporel, pour pouvoir être "libre et objectif", et pour accueillir fraternellement celui qui vient le coeur et l'âme chargés.... (un peu comme le père qui accueille son fils prodigue)....

Il faut avoir l'esprit ouvert à toutes les faiblesses ou bassesses dont l'esprit humain peut être tenté d'accomplir...sans laisser transparaître ses propres réactions ou idées. Ce n'est pas le confesseur qui "juge", il est "l'instrument" de communication avec le Très-Haut, et il est le "réceptacle" du repentir du confessé...

En fonction du ressenti sur la sincérité du repentir exprimé, le confesseur peut apprécier le degré de gravité de la faute avec mansuétude, par rapport à nos faiblesses humaines et de la propension aux tentations de l'esprit humain....

Les expiations "sont proposées" RP et non imposées, chacun restant libre d'exécuter ou de ne pas exécuter la sanction demandée pour l'absolution des fautes. Le Très-Haut est seul juge car le confesseur peut lui aussi commettre par trop de zèle, une faute par orgueil, vanité ou simple méchanceté en infligeant une trop lourde punition pour absoudre les péchés confessés...

Ouvert, Magnanime, empreint de compassion, le confesseur se doit d'être juste et loyal dans son analyse du degré de la faute, pour ne pas tomber dans l'excès ! N'oublions pas en définitive, que le confesseur n'est pas "le juge", mais il doit écouter à la fois les péchés confessés, mais aussi son cœur…. ( Oui son cœur, nous y reviendrons lors de prochains sermons….) C'est là le travail délicat du confesseur car il doit passer les paroles de son vis à vis, par le "tamis" de son Coeur. La compassion doit être un guide, et l'enthousiasme le moteur, quant à la proposition des sanctions demandées en absolution des fautes avouées, selon le degré de sincérité du repentir... Le "tamis" de son coeur... voilà l'explication rationnelle de la présence d'un voile fin, ou de cette petite ouverture grillagée dans le confessionnal. Cela nous montre que ce doit être les DEUX coeurs qui doivent être à l'écoute l'un de l'autre. Le fait de ne pas être face à face peut libérer le coeur et l'esprit, avec une sincérité plus aigüe... à méditer en ce jour de la Saint Juste….



Puisse la Fraternelle sagesse infinie d’Aristote vous illuminer dans la gloire du Très-Haut!


-« Heureux les invités au partage fraternel ! » [/b]
-« Allez dans la paix d’Aristote, donnez-vous chacun un signe de paix et d’amitié, au nom de la fraternité aristotélicienne ! »

L’assistance se fit face, tour à tour, qui pour se donner une poignée de mains, qui pour s’embrasser à qui mieux-mieux… dans la joie et la fraternité aristotélicienne. Avant de quitter progressivement la chapelle de la COBA et de vaquer à ses occupations… Monicaa les remerciat tour à tour devant les parvis.
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Monicaa


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MessagePosté le: 14/10/2007 10:02:33    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

...et comme à l'accoutumé, Monicaa, accompagna ses fidèles amis, frères et soeurs en aristote, sur les parvis de la Chapelle, pour les remercier de leur fidélité, et partager avec eux une poignée de mains fraternelle, avant d'entériner le geste à la taverne de la COBA, autour une chopine conviviale de bière et des moules -frites ! Very Happy

Bon dimanche à tous ! Laughing
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linoa
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MessagePosté le: 14/10/2007 12:57:27    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

Toujours le dimanche venir en ce lieux faisait du bien à Linoa, elle s'asseya au premier rang et pria
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Sallaberry
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MessagePosté le: 14/10/2007 14:29:45    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

Le soudard était venu écouter le sermon, un peu honteux de n'avoir pu assister au précédent du fait de sa mission.
Il fut grandement surpris Shocked d'écouter l'Aumonière faire une messe en rimes !

Il du cependant reconnaître que cela apportait un certain charme au texte et que les paroles marquaient ainsi mieux l'esprit.
Sallaberry récita le CREDO puis vint remercier et féliciter l'aumonière pour son excellent sermon
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kanarvolant
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MessagePosté le: 15/10/2007 18:55:35    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

Bien entendu, le très pieux esprit de Kanarvolant avait assisté à l'affaire...
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Monicaa


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MessagePosté le: 21/10/2007 09:53:54    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

En ce jour de la Sainte Celine, en ce beau dimanche matin ensoleillé du 21 octobre 1455, l'Aumônière Monica, dans on aube à surplis blancs et verts, préparait son office. Elle rappela à l'office dominical, les militaires présents à la COBA, au moyen de la cloche de la chapelle
http://perso.wanadoo.fr/taize.community/sound/bells.wav

Monica, parée des oripaux de l'espérance et de l'enthousiasme, accueille avec un beau sourire tous ceux qui sont déjà sur les parvis.

en entonnant le chant d’accueil...
http://198.62.75.1/www2/cantgreg/cantus/in_da_pacem.mp3:

Monicaa arrivée devant l’autel, prit la parole :

-« Nous voici réunis, ce dimanche 21 octobre 1455, en ce jour de la Sainte Céline, adepte de la contemplation dans l'espérance et l'amour, nous devons encore faire une introspection en nos coeurs pour y découvrir la parole divine qui est placée... je vous le demande pour le bien et l'honneur de notre Compagnie d'Ordonnance du Bourbonnais -Auvergne.
Chantons : http://198.62.75.1/www2/cantgreg/cantus/al_non_vos_relinquam.mp3

Gloire au Très - Haut
Et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. Récitons le Crédo aristotélicien » :



Veuillez prendre place mes amis, soeurs et frères d’armes. »
Monicaa, prend place derrière le pupitre pour un sermon axé, comme promis dimanche dernier, sur la discipline de Sainte Céline, "le Coeur à l'écoute".

Citation:

Aujourd’hui, je vais vous conter ce que nous pouvons faire, lorsque l’on est privé de toute autre mouvement. Je viens de passer une expérience peu agréable ou seule la pensée peut donner un sens et être à l’écoute des autres et de son entourage….
Issue de nos traditions ancestrales, la discipline de l' "ECOUTE", vient tel un ordre récurent, rythmer notre apprentissage de la vie. Mais c'est une écoute d'une nature particulière, venue du coeur, qui nous est en fait demandée. Une telle écoute constitue le fondement pour notre Vie, de clerc comme de Laïc. Cette clef symbolique est, pour qui en trouve le sens, une pratique de toutes les vertus. Je vous propose un voyage intérieur, en ne gardant qu'un seul sens en éveil : l'ouïe symbolique de votre cœur…..

Dans la vision émanant des Saintes Ecritures contenues dans le Livre des Vertus, toutes choses viennent à la vie par l'acte créateur du Verbe du Très-Haut, et l'histoire toute entière est un dialogue avec Dieu, qui parle au coeur Humain. L'écoute attentive est la forme de notre quête de spiritualité. Cette quête traduit l'aspiration à une vie de plénitude, l'aspiration au bonheur. La tradition ancienne et orale montre la voie en proclamant que Dieu nous parle, dans et à travers les situations même les plus difficiles, les plus pénibles. Ecouter de cette façon veut dire écouter avec le coeur, avec le coeur tout entier. Le "COEUR" symbolise ce "CENTRE" de l'être où l'on est véritablement "rassemblé" et non divisé en intellect, volonté, émotions, esprit d'un côté, et en corps de l'autre côté. En écoutant par le coeur, je découvrirai le sens qu'il me révèle. Car, de même que l'oeil perçoit la lumière, et l'oreille le son, le coeur est l'organe du « sens ». Cette discipline quotidienne d'écoute et d'attention au « sens » s'appelle l'obéissance. L'obéissance au sens plein du terme, est un travail qui a pour but de mettre le coeur à l'unisson de l'appel tout simple que renferme une situation. La seule alternative est l'absurde. Ab-surdus signifie, littéralement, totalement sourd. Si je qualifie ma situation d'absurde, j'admets que je suis sourd au sens qui s'en dégage. Par ma démarche religieuse j'admets implicitement que je dois devenir Ob-audiens, c'est-à-dire tout à l'écoute, Obéissant. Je dois me donner à moi-même, pour m'ouvrir aux autres et mener à bien ce qui m'a été demandé. Ainsi, mettant avec amour la vérité en action, et non en l'analysant, je commencerai à comprendre. C'est en cela que l'on peut replacer dans son contexte, le sacrifice d'Oanylone, lorsqu'il fut convaincu de l'obéissance du Père. Essayons donc de comprendre ces sentiments.

Quand je tiens la main d'un paroissien ou une paroissienne dans la mienne : ce geste devient une parole dont la signification dépasse infiniment les mots. Ce geste est déjà un engagement. C'est une promesse implicite, qui appelle la fidélité et le sacrifice. Mais c'est surtout une célébration d'amitié, un geste chargé de sens qui n'a nul besoin d'une fin pratique pour le justifier. L'écoute des sens passe par la culture de la faculté contemplative. Mais qu'entendons-nous par "contemplative ? " Ce mot vient du latin contemplari. L'image et, à l'origine, la réalité qui sous-tendent cette idée sont dues aux augures romains qui délimitaient une région précise du ciel, le templum. Au départ, templum ne désignait pas un édifice au sol, mais une partie du ciel sur laquelle les augures, ou spécialistes de la prophétie, fixaient leur regard, afin de découvrir l'ordre immuable selon lequel on devrait ordonner les choses ici-bas. A maintes reprises le Livre des Vertus souligne la correspondance fidèle qui existe entre le temple sur terre et Le modèle céleste. La contemplation consiste à faire se rencontrer, à réunir les deux temples, ainsi que le suggère "con"-templari. La contemplation est ainsi non seulement l'élévation ou vision qui nous fait pénétrer jusqu'au coeur de la nuée céleste, mais encore la descente jusqu'au désert pour réaliser le sens de la vision, graduellement, par paliers successifs. L'attitude contemplative a sa source profonde dans le coeur de l'homme, dans son grand désir d'harmonie universelle. Tout au long des siècles, l'homme a levé un regard nostalgique vers les étoiles de la voûte céleste, vers l'univers d'ordre et d'harmonie, et il a réglé les battements de son coeur sur cet univers. Régler sa marche d'après un rythme universel et mettre ainsi sa vie en harmonie avec l'ordre universel, voilà quel est le sens de « contemplatio » dans notre tradition. Pour évoluer en cadence, il faut écouter ; pour se repérer il faut regarder. Mais voilà, tandis que l'univers se meut librement et avec grâce, selon l'harmonie cosmique, nous, pauvres humains ne suivons pas ce mouvement ! Il nous en coûte de nous harmoniser avec cet ordre cosmique de l'amour : "Ordo est amoris" ! Parvenus à un certain stade, il nous en coûte même l'ultime effort ! L'obstacle que nous devons franchir est, l'attachement même à notre propre effort. C'est la réalité. Si la contemplation a pour but de réunir les "deux temples", la réalité toute entière doit devenir transparente jusqu'au plus intime de sa structure lumineuse, et l'ordre suprême doit trouver à s'exprimer dans l'espace et le temps. L'exercice du détachement par rapport à un lieu, quel qu'il soit, a pour finalité apprendre à être présent là où l'on est. Or, combien de fois on y échoue ! On se devance soi-même ou bien on traîne, en retard sur soi-même ; on ne se projette pas plus sur un avenir qui n'est pas encore venu, qu'on ne s'accroche à un passé qui n'est plus, et cependant on n'est pas non plus dans le présent. Nous prétendons avoir le temps, gagner du temps, économiser du temps, alors qu'en réalité, le temps nous échappe ! On ne peut vaincre le temps par le temps ! On est là et on n'est pas là, parce que l'on n'est pas en état d'éveil. Etre présent là où l'on est signifie s'éveiller à ce lieu où l'on est. Ce n'est pas la pendule qui donne l'heure, mais la nécessité d'accomplir, ici et maintenant, ce qu'il nous est commandé de faire ! Il y a des moments où il est l'heure d'accomplir quelque chose, et si vous êtes en retard, "Midi" ne va pas venir un peu plus tard parce que vous aurez retardé la pendule !

Le Livre des Vertus, dans l’épisode où le Très Haut convoque ses créatures sur le mont Horeb, nous donne un aperçu concernant cet éveil à l'espace et au temps, dans la scène où Oane se trouve devant la Parole du Très-Haut, et la voix du Très-Haut dit à Oane : "Ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte !" Enlever ses sandales signifie être vraiment présent, pleinement vivant. Les chausses ou les sandales sont fabriquées à partir d'animaux morts. Se défaire de cette absence de vie, signifie ainsi ressentir le lieu où l'on est dans l'absolu. C'est ainsi qu'on découvre que le temps n'est fait que de la jonction entre un passé qui n'est plus et un futur qui n'est pas encore. Entre ces deux opposés, il y a le présent "le maintenant", qui ne fait absolument pas partie du temps. Notre tradition latine définit la paix comme "tranquillitas ordinis" - le calme de l'ordre. L'ordre est inséparable du Silence, mais c'est un silence dynamique, tel le calme d'une flamme qui brûle dans une parfaite quiétude. – La flamme du cierge tel qu’il vous a été délivré lors de votre baptême - Le silence dans ce sens n'est pas seulement une qualité de l'environnement mais avant tout, une attitude, une attitude d'écoute. C'est véritablement un don que chacun d'entre nous est invité à offrir à tous ses autres Frères et Sœurs en humanité. Offrons-nous les uns les autres ce don du silence afin que nous puissions écouter et nous écouter les uns les autres ! C'est dans le silence seulement que nous pourrons entendre le souffle léger de la paix, musique née de l'harmonie universelle ! Dans cette harmonie, soudain, un éclair d'intuition : tout prend un sens, la vie, la mort et l'univers tout entier, mais ce n'est pas comme si quelqu'un m'avait donné la solution, non, c'est plutôt ma conscience qui se réconcilie avec son problème. Alors pendant un moment je cesse de me poser des questions, et c'est ainsi qu'une réponse de caractère universel apparaît ; ou plutôt j'entrevois ce fait singulier que la réponse avait été toujours là, tranquille, et que seules mes questions l'avaient étouffée. Cette attention que l'on prête au moment libérateur, au moment où j'ai laissé tomber le fardeau de mes préoccupations, où j'ai abandonné le "moi" pour trouver "l'Être", est en vérité l'écoute de son coeur : Ob-audiens! Je dois, en définitive, abandonner ce que je suis pour EXISTER véritablement !

. C'est une joie qui m'est accordée librement, comme une faveur. Je reconnais ma dépendance et j'accepte librement comme un don, ce que seul un autre Frère ou une Soeur, dans la fraternité d’aristote, peuvent librement me donner. Et, rempli de gratitude, je laisse mon émotion goûter et exprimer pleinement la joie que j'ai reçue. De cette manière je la fais refluer vers sa source, en remerciant. L'intellect reconnaît qu'en vérité cette joie est gratuite. Ainsi le coeur, plein de reconnaissance, faisant l'expérience de l'être dans toute sa vérité, dans toute sa bonté et dans toute sa beauté, peut, lui aussi, trouver son propre épanouissement dans la gratitude. L'expression de la reconnaissance fait partie intégrante de la gratitude, et n'est pas moins importante que d'identifier ou de localiser ce don, et d'admettre ma dépendance. Ce n'est qu'avec l'expression, puis avec l'acceptation de mes remerciements, que le cercle "don" et "remerciements" est clos, et qu'un échange, qu'une communication s'établissent entre celui qui donne et celui qui reçoit. En fait, l'image du cercle fermé ne convient pas car elle ne donne pas l'idée de ce qui se passe à ce moment là. Il serait préférable de comparer cet échange à une spirale dans laquelle celui qui donne reçoit le merci, devenant par là même celui qui reçoit, et la spirale de l'échange s'élève de plus en plus haut. Notez que le mouvement ascendant de la spirale n'est pas tant l'expression d'une joie plus grande que d'un passage qui va de la multiplicité à l'unité ! Au départ il y a celui qui donne, le don, et celui qui reçoit, et, à la fin, il n'y a plus que le "merci" accepté et exprimé, en une étreinte pleine de joie. Peut-on encore distinguer celui qui donne de celui qui reçoit dans la fraternité de la reconnaissance ? La gratitude n'est-elle pas un passage du soupçon à la confiance, d'une fierté murée dans l'isolement à l'humilité des concessions mutuelles, de l'esclavage d'une fausse indépendance à l'acceptation de sa dépendance libératrice. C'est là où l'expression de la reconnaissance permet, à la joie initiale du don reçu, de s'élever à un niveau supérieur.

Une fois le fondement du sacrifice compris, on a accès à "La religion" (du latin religere) sous toutes ses formes. (cela signifie que nous sommes tous liés à notre âme, et nos actions humaines sont tout aussi liées…) Toute l'histoire religieuse peut, en fait, être considérée comme la mise en oeuvre, avec tout ce qu'elle implique, de ce geste du sacrifice dont nous faisons nous-mêmes l'expérience chaque fois que la gratitude s'éveille dans notre coeur. Ce dont on fait l'expérience dans le contexte de la gratitude, nous fournit une clef : le service que l'on rend à quelqu'un, reste toujours un service, il reste gratuit même si le coeur dit qu'il est souhaitable qu'on le rende, qu'il est bon d'être généreux, qu'il est bon de pardonner... Pourquoi ? Parce que l'on est tous liés par une profonde solidarité que le coeur discerne. Nous relevons tous d'une appartenance commune, celle qui, tous ensemble nous lie, par notre fraternité, par notre qualité de « religieux », à une réalité qui nous dépasse ! Même diluée, la vérité ne nous est jamais cachée, c'est à notre conscience de l'identifier ! Le langage du coeur est universel, c'est celui qui vous transcende, telle la musique, et nous atteint bien mieux que les paroles. C'est cela être à l'écoute de son coeur !.


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-« Allez dans la paix d’Aristote, donnez-vous chacun un signe de paix et d’amitié, au nom de la fraternité aristotélicienne ! »

L’assistance se fit face, tour à tour, qui pour se donner une poignée de mains, qui pour s’embrasser à qui mieux-mieux… dans la joie et la fraternité aristotélicienne. Avant de quitter progressivement la chapelle de la COBA et de vaquer à ses occupations… Monicaa les remerciat tour à tour devant les parvis.
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kanarvolant
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MessagePosté le: 21/10/2007 10:45:27    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

Kanarvolant était bien sûr présent, il écouta avec attention puis s'endormi.
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Sallaberry
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MessagePosté le: 21/10/2007 13:06:56    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

Sallaberry avait écouté avec attention le prêche de l'aumônière. Et il y avait appris beaucoup. A la lumière de ce sermon, il semblait évident que le présent ne pouvait faire partie du temps, puisqu’il était éphémère – une seconde avant, encore dans le futur, et une seconde après un souvenir du passé. Le basque n’avait jamais réalisé jusque là la nature totalement intemporelle du présent.

Et pourtant cela tombait sous le sens. Tout le bonheur que nous pouvions ressentir, développé par l’exemple du cadeau et des remerciements, était don de Dieu, et Dieu n’est-il justement pas intemporel ? Le temps n’était donc pour l’homme, cet esprit fini, que le moyen de pouvoir servir et comprendre Dieu, atteindre cette sphère intemporelle pour goûter au bonheur divin et raffermir sa foi.

L’aumônière avait développé tant d’idées, offrant tant de nouvelles perspectives, dans ce seul texte, que le soldat en avait presque mal à la tête. Il décida de cesser d’y penser et d’y revenir plus tard, à tête reposée. Il se leva et se dirigea vers Monicaa


Dame Monicaa, c’était un fort beau texte. Je vous remercie pour tout ce que nous apprenons chaque dimanche. Aristote et le Seigneur ont trouvé en vous une digne représentante de la Foi.
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linoa
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MessagePosté le: 21/10/2007 14:02:27    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

Linoa arriva en retard ce dimanche et ce fut la fin de la cérémonie, elle alla voir Monicaa pour s'excuser de cette absence involontaire et vit Sallabery déjà présent à lui parler...

Elle s'approcha tout de même, saluant le soldat et s'adressant à l'aumonière


Coucou Monicaa, désolé de mon retard, je n'ai pu me libérer avant...j'aurais voulu être présente, j'espère pourvoir venir ce prochain dimanche...mais il n'y aura pas de raisons, elle fit un maigre sourire et attendit la réponse de la jeune femme...
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kanarvolant
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MessagePosté le: 21/10/2007 18:24:48    Sujet du message: Messes à la Chapelle Répondre en citant

depuis quand Monicaa est elle jeune?
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MessagePosté le: 03/12/2016 10:40:17    Sujet du message: Messes à la Chapelle

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